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LA GRECE INSOLITE
HELLAS
ΕΛΛΑΣ

La Grèce, destination fréquente pour de nombreux vacanciers, est connue pour ses sites antiques, son littoral pittoresque, et la tradition d’accueil (xenophilia) de ses habitants.
Connue ? Vraiment ?
Hormis Le Parthénon, Delphes, Corinthe, Epidaure, ce pays recèle des curiosités beaucoup moins célèbres, mais qui méritent le détour.

Dont certaines sont illustrées ici...
Vue sur le stade Le théâtre, dallé de marbre de couleur, qui servait de lieu de réunion pour les notables de la cité

TRIZIN

L'ancienne Trézène, colonie des Athéniens en Argolide, est le lieu de naissance du héros Thésée. Pendant l'invasion perse en 480 av. J.C., cette cité donnait asile aux femmes et aux enfants d'Athènes. On y trouve les vestiges du sanctuaire d'Hyppolite et une tour rectangulaire qui faisait partie des murailles de la ville. Plus loin, dans la forêt, le « pont du diable » enjambe la rivière Gephyraeon.

MANI

Cette presqu'île située au sud-est du Péloponnèse offre un aspect très différent des autres régions de la Grèce. Très peu peuplée, elle se caractérise par des paysages sauvages, la rareté de ses villages, et des touristes… Et une coutume de la vendetta ; ceci explique peut-être cela ! Ici les maisons ressemblent plutôt à des tours de châteaux médiévaux ; les traditions y sont respectées et perdurent encore de nos jours. On y voit beaucoup de vieux villages abandonnés. Partout dans le Magne (nom français du « Mani ») on trouve des églises et chapelles byzantines. La plus grande église (des Taxiarques, 18 e siècle) est à Aeropolis.

 

ACHERON


Cette rivière mythique, un des trois fleuves des enfers (cité par la Fontaine dans « les animaux malades de la peste »), est beaucoup moins terrifiant dans la réalité. Il se jette dans la mer ionienne au sud de Parga, après un calme parcours dans la plaine où il arrose le site du necromantheion, le lieu d’un oracle des morts aux portes de l’enfer des anciens Grecs.
Sanctuaire écologique d’un grand intérêt, refuge d’espèces endémiques (tortues, serpents, rossignols, libellules bleues…), il est navigable dans son cours inférieur et on peut y pratiquer des excursions sur des petites barques. On découvre alors un paysage surprenant, qui tient davantage de l’Amazonie que de la Grèce antique. On ne regrettera pas d’avoir versé son obole !        

 

 
   

MESSINI

Ce site se trouve au nord-ouest de Kalamata (Péloponnèse) au pied du mont Ithômé. Une ville antique encore entourée de murailles datant du IVème siècle av JC.

On y trouve les vestiges d’un grand temple, une chapelle dédiée à Artemis, une fontaine, un théâtre ; tous assez bien conservés. Mais surtout les vestiges de nombreux bâtiments (stade, temples, agora, portiques) occupant une superficie impressionnante et offrent au visiteur un panorama époustouflant qui donne à Messini un cachet exceptionnel.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

KYTHIRA

Parmi les 2000 îles grecques, il en est une, Kythira (Cythère), qui ne ressemble à aucune autre, et possède un cachet particulier. Elle se situe entre le Péloponnèse et la Crète, appartient aux îles ionniennes, et dépend administrativement d'Athènes !

Ne cherchez pas ici de sites avec des colonnes antiques ni de villages aux murs blancs surmontés de coupoles bleues ; mais Kythira offre aux rares touristes un autre visage.

On y trouve des côtes sauvages, des montagnes arides, de très jolies plages sablonneuses, des ruines de forteresses médiévales, de très nombreuses chapelles bizantines, des grottes, des gorges, des cascades…

Cette île a connu une histoire tourmentée ; elle a vu passer, entre autres, les armées vénitiennes, russes, turques, françaises, encore russes, anglaises, avant de redevenir enfin grecque en 1864. Un contact avec tant de cultures différentes a donné à Kythira et à ses habitants un esprit cosmopolite qu'on retrouve aujourd'hui dans la présence de nombreux immigrants venus des quatre coins du monde. Cette « xenophilia » (l'amour de l'étranger, qui existe partout en Grèce) ne se limite pas ici à l'accueil saisonnier des touristes en été, mais se prolonge tout au long de l'année.

L'île produit quelques spécialités gastronomiques : miel de fleurs locales, excellente huile d'olive, vin, confiseries…
Cabanes de pêcheurs dans une petite baie de Kythira
Le petit port de Kapsali, au sud de l'île
Panorama depuis le "grand café" d'Avlemonas
   
La forteresse d'Avlemonas
L'église de la forteresse de Kapsali