Les arbres à feuilles

 

CHENE (quercus)

Cette famille regroupe plusieurs espèces. Mais les plus fréquents dans nos forêts sont : le chêne vert, le chêne rouvre et le chêne pédonculé.
L’arbre, généralement très massif, peut atteindre 25 (et même 45 !) mètres de hauteur. Les branches sont robustes et le feuillage imposant. Le plus typique de nos régions est le chêne pédonculé ; il peut vivre 1000 ans, et même davantage ! L'écorce, grise et presque lisse chez les jeunes individus, devient plus foncée et craquelée longitudinalement avec l'âge.

chêne

Les feuilles sont caduques, d’une longueur de 4 à 12 cm et de forme ovoïdale découpée en lobes pouvant varier selon les espèces. Celles du chêne vert sont persistantes et juste vaguement dentelées.Les fruits (glands) ovoïdes, poussent directement sur les branches ou sur des pédoncules.A l’automne, les feuilles de certains chênes se colorent en jaune ou en rouge.  

feuilles  

ERABLE (acer)

Grande famille d’arbres à feuilles caduques d’une hauteur allant de 20 mètres (érable champêtre) jusqu’à 40 mètres (érable sycomore). Le tronc est bien droit, les branches obliques et le feuillage bombé. L'écorce est gris foncé parcourue de crevasses verticales, ou craquelées en petites plaques comme chez l'érable sycomore.

chêne

Chez tous les érables, les feuilles, à longues tiges, se découpent en trois, le plus souvent cinq lobes profondément dentelés (érable argenté) ou beaucoup moins accentués (érable jaspé).

Les feuilles jaunissent en automne. Les fruits ont la forme de croissants ailés qui poussent en grappes.

HETRE (fagus)

Grand arbre, pouvant atteindre 30 mètres de hauteur, dont l'écorce est très lisse. Le feuillage forme un dôme sur un tronc svelte qui se multiplie assez haut en plusieurs grosses branches à l'extrémité retombante. L'écorce est grise et lisse. Les feuilles, de 5 à 10 centimètres de longueur, ont la forme d'ellipses allongées.

hêtre

Elles sont de couleur vert foncé, dentelées et brillantes, plus claires au-dessous. En automne elles virent en jaunes et brun. Les fleurs mâles pendent en grappes au bout d'une longue queue ; les femelles forment des chatons poilus divisés en quatre parties. Elles deviendront les fruits (faines), de couleur brune, de 2 centimètres de longueur, qui contiennent chacun deux graines, et sont très appréciées par les animaux de la forêt (sangliers…)

écorce feuilles    

FRENE (fraxinus)

Le frêne commun, arbre très haut (jusqu’à 40 mètres de hauteur) possède un feuillage irrégulier et de forme arrondie qui s’étale vers le sommet. Les branches rayonnent autour d’un tronc droit et poussent assez près du sol.

Le frêne orne, plus petit (10 mètres en moyenne, rarement 25) a un feuillage de forme bombée et arrondie. Les branches sont plutôt tordues et tourmentées. L'écorce, brun gris chez le frêne commun, se couvre avec l'âge de fissures verticales ; chez le frêne orne , elle est gris foncé et reste toujours lisse.

frêne

Les feuilles des frênes, caduques, mesurant environ 20 centimètres, comprennent  7 à 11 folioles opposées, ovales allongées et pointues.

Les fruits, appelé samares, sont ailés et sont longs de 2-3 centimètres. Ils sont bruns et poussent en grappes.

PLATANE (platanus)

L’arbre, à feuilles caduques, peut a

MARRONNIER D'INDE (aesculus hippocastanum)

L'arbre, à feuilles caduques, massif et imposant (jusqu'à 40 mètres) a de nombreuses branches qui forment une couronne dense et arrondie. L'écorce, d'abord lisse et de couleur grise est fissurée grossièrement sur les troncs plus âgés.

Le marronnier possède les bourgeons les plus gros de tous les arbres (3 centimètres).

Les feuilles vert foncé, grandes de 25 centimètres, sont composées de 5 à 7 folioles cunéiformes en éventail sur de longues tiges. En automne elles deviennent jaune brun. Les fleurs, blanches avec des taches jaunes ou rouges, poussent sur des inflorescences coniques de 30 centimètres de hauteur. Les fruits, grandes boules vertes piquantes, contiennent de 1 à 3 marrons bruns. Le marronnier rouge est plus petit, fleurit un mois plus tard, et ses fleurs sont roses ou rouges.

   

NOYER NOIR (juglans nigra)

Cet arbre à feuilles caduques, pouvant atteindre 50 mètres de hauteur, se caractérise par un tronc massif et droit. Ses branches forment une couronne régulière et bombée.

Les feuilles sont très longues (30 à 50 centimètres) avec de 7 à 11 paires de folioles latérales et une centrale. Les fruits, boules vertes de 5 centimètres de diamètre environ, contiennent un noyau, mais ne s'ouvrent pas en tombant pour le libérer.
   
tteindre une hauteur de 30 mètres. Le tronc, droit, assez épais, se sépare en plusieurs grosses branches. L’écorce se détache en grandes plaques. Les feuilles, assez larges, ont une longueur de 15 à 20 centimètres, et sont divisées en trois ou cinq lobes.
platane

Chez le platane d’orient, les feuilles ont 12 à 18 centimètres et un contour profondément incisé.

Les fleurs et les fruits de tous les platanes sont en forme de boules.

 

écorce
feuilles feuilles    
frêne
 

ERABLE SYCOMORE (acer pseudoplatanus)

Ce grand arbre à feuillage caduc peut atteindre 40 m de hauteur. Sa couronne est régulière, presque sphérique ; les nombreuses branches poussent en montant à quelques mètres du sol sur un tronc droit. L'écorce est de couleur brun foncé – grisâtre, elle s'écaille en petites plaquettes.

Les feuilles, très grandes, (environ 18 sur 26 cm), dentelées, à 5 lobes dont les deux extérieurs sont plus petits, poussent sur des queues de 10 à 15 cm, sont de couleur vert foncé au-dessus et plus blanchâtres au-dessous.

En automne elles prennent une couleur jaune ou brune. Les fleurs, pendant en grappes jaune vert de 10 – 12 cm apparaissent en même temps que les feuilles. Les fruits pendent aussi en grappes, chaque samare comptant deux graines pourvues de longues ailettes. Le bois de sycomore sert à la construction d'instruments de musique (guitare, violon) et pour la finition des meubles.

 
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HOUX (ilex aquifolium)

Arbuste au feuillage persistant, de 2 jusqu'à 10 mètres de hauteur, à la silhouette dressée et aux branches très denses. Il peut vivre jusqu'à 300 ans.

 

Les feuilles, ondulées et de couleur vert foncé et de 3 à 12 centimètres de longueur, ont la face supérieure brillante, et sont munies d'épines piquantes sur les bords.

Les fruits sont des boules rouges d'environ 1 centimètre de diamètre, qui restent sur les branches en hiver. Ils contiennent une substance toxique inoffensive pour les oiseaux.

Une petite nouvelle arboricole

... La déforestation, un temps freinée, reprit de plus belle. La grande forêt amazonienne, sa sœur de l’Afrique équatoriale, et la taïga qui couvrait les plaines d’Asie du nord, principales sources d’oxygène pur, furent rasées ; pendant que les machines rejetaient de plus en plus de gaz carbonique dans l’air. Les animaux et les êtres humains périrent d’asphyxie en moins d’un siècle ; et les plantes, tirant leur matière de la fonction chlorophyllienne qui consomme du CO2, connurent un regain de vigueur. L’évolution s’accéléra dans le règne végétal et permit à une espèce d’arbres, semblable à un chêne qui aurait une écorce de séquoia et au bois couleur d’acajou, de dominer la planète en quelques dizaines de millions d’années.

Ce qu’aucun homme n’avait jamais compris, car l’état de la science au moment de son extinction ne le permettait pas encore, c’est qu’en abattant un arbre il ne faisait pas que tuer un être vivant, mais aussi un être pensant. Les chênes, les hêtres, les noisetiers, les hévéas, les okoumés, contrairement à ce que laissait penser leur attitude inerte, possédaient, eux aussi, une âme. Ils communiquaient entre eux, connaissaient des joies, des chagrins, des peurs.

L’étape la plus décisive dans leur conquête de la terre fut la possibilité, enfin, de se déplacer. L’espèce dominante, petit à petit, apprit à utiliser ses racines autrement que pour simplement puiser l’eau et les sels contenus dans la terre. Les arbres parvinrent, d’abord timidement, en effectuant un pas ou deux dans tout le temps de leur vie, à se mouvoir dans le but de trouver un sol plus favorable. Puis ils s’enhardirent en constatant le profit qu’L’étape la plus décisive dans leur conquête de la terre fut la possibilité, enfin, de se déplacer. L’espèce dominante, petit à petit, apprit à utiliser ses racines autrement que pour simplement puiser l’eau et les sels contenus dans la terre. Les arbres parvinrent, d’abord timidement, en effectuant un pas ou deux dans tout le temps de leur vie, à se mouvoir dans le but de trouver un sol plus favorable. Puis ils s’enhardirent en constatant le profit qu’ils pouvaient tirer de cette mobilité...

 

Photos : Pixi
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