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MACEDOINE

(F.Y.R.O.M)

(suite)
1 Bitola, Heraclea Lyncestis, Prilep i Varosz, Stobi, Ohrid, Sv.Naum, Struga
2

Staro Nagoricane, Scupi, Tetovo, Mon.Bigorski, Mavrovo, Bargala, Stip

    costume traditionelle      

STARO NAGORIČANE

Ce petit village au nord du pays, à quelques km de la frontière serbe, abrite un important monument : l’église byzantine de saint Georges, fondée par le roi serbe Stefan Uroš II Milutin au début du XIVe s.

De forme ramassée, elle est construite de blocs de pierres, et de briques rouges et plates disposées de manière décorative autour des hautes fenêtres et formant un ornement original. Quatre tourelles autour de la tour principale recouverte d’une coupole apportent une certaine élégance à la construction. Jadis, l’édifice était entouré de bâtiments d’habitation pour les moines.

À l’intérieur, tous les murs sont ornés de fresques datant des années 1313-1318, très bien conservées, sorties des mains de deux peintres : Eftihiej, et Mikhail Astropov qui travailla aussi à Ohrid.

   

SCUPI (SKOPIJE)

Antique capitale de la province romaine de Mesie, située à quelques kilomètres du centre de Skopije, capitale actuelle, au-delà de la rivière Vardar, au pied de la montagne Zajčev Rid. On accède au site à partir de l’ouest de la ville moderne, en prenant la direction de Zlokučani. Au premier siècle de notre ère, l’empire romain y installa une colonie pour les légionnaires vétérans, qui rapidement prit la forme d’une ville. Son essor ne dura pas ; envahie par les Goths, puis les Huns, elle tomba en ruine à la suite d’un tremblement de terre en 518. Les habitants l’abandonnèrent pour fonder une agglomération à l’endroit qu’occupe aujourd’hui la citadelle.

Des fouilles archéologiques ont mis à jour la rue principale, large de 8,5 m, pavée de grandes dalles, bordée de traces de maisons, de thermes, et d’entrepôts de céréales. Plus haut sur la colline subsistent les traces bien visibles d’une basilique proto-chrétienne des Ve – VIe s., à trois nefs, avec une abside et un baptistère accolé. Sous elle se trouvent les ruines d’un palais plus ancien, datant du IVe s., comportant des fresques murales. Sur la pente de la montagne un grand théâtre, pourvu d’une scène de 100 m de largeur, fut construit au IIe s. Il n’a pas encore été dégagé et est presque totalement recouvert de végétation.

Devant un hangar de magasin sont visibles des fragments d’architecture dans un lapidaire, et à côté, une exposition de stèles, de statues, et de colonnes.
Un peu plus loin, à l’ouest, dans les champs, les stèles d’une nécropole romaine, enfouies pendant des siècles, ont été mises à jour ; d’autant plus impressionnantes qu’elles ont conservé la place et la position qu’elles occupaient à l’époque de leur construction.

   

TETOVO

La ville, située au nord du pays, à 40 km à l’ouest de Skopije, centre religieux et culturel de la région, habité par une population en majorité albanaise, a conservé son caractère ottoman. C’est un des plus importants lieux d’implantation de la communauté musulmane des derviches « bektachis », fondée au XVIe s. La ville est dominée par la forteresse turque du XVIIIe s.

Un des monuments les plus insolites de la ville est la « mosquée colorée – Xhamia e Pashës », sur le boulevard Ildenski, au bord de la rivière Pena. Elle fut fondée au milieu du XVe s. par deux sœurs, Hurchida et Mensure, originaires d’Anatolie. Rénovée au début du XIXe s. après un incendie, elle constitue un exemple unique, des plus charmants et des plus impressionnants, de l’architecture islamique des Balkans. Les murs extérieurs sont recouverts de figures géométriques insérées dans des rectangles de couleurs différentes.

L’intérieur est encore plus surprenant ; les parois sont ornées de motifs floraux entrelacés, de vases de fleurs, d’inscriptions en caractères arabes ; et, fait très rarement présent dans l’iconographie religieuse, de vues des villes et des mosquées principales de l’empire ottoman, ainsi surtout que de la ville sainte de l’Islam, la Mecque, et la pierre sacrée de la Kaaba. Le fond, peint de couleurs, principalement jaunes, bordeaux, et brunes, confère au bâtiment une atmosphère chaude et agréable.

Dans le jardin attenant se trouve la tombe octogonale des deux fondatrices et une fontaine carrée dévolue aux ablutions rituelles.

 

Sur l’autre côté de la rivière, après le pont de pierres, il y a un hammam du XVe s. qui est utilisé aujourd’hui comme salle d’exposition artistique.

   

MONASTERE SVETI JOVAN BIGORSKI

Situé à 20 km au nord de Debar, aux confins du parc national de Mavrovo, ce monastère est dédié à Saint Jean Baptiste. Son appellation « bigorski » provient du nom du calcaire local qui a été utilisé pour sa construction. Son histoire fut très tourmentée : fondé au XIe s., ruiné par les Turcs au XVIe, reconstruit grâce aux efforts du moine Hilarion en 1743, agrandi dans les années 1812-1825, sa partie la plus ancienne fut en grande partie endommagée par un incendie accidentel en 2009, et fait aujourd’hui l’objet d’une restauration intensive.

De la route d’accès, en contrebas de l’édifice, l’édifice donne l’impression d’un château moyenâgeux protégé par de hauts murs qui soutiennent l’église et les nombreux bâtiments attenants. Au-delà de l’imposant portail d’entrée, on traverse la cour pourvue d’un puits à l’eau « miraculeuse », on passe à côté du petit magasin de souvenirs religieux, puis on monte les marches d’un escalier de pierres qui mène à une galerie couverte de fresques conduisant à l’entrée de l’église.

À l’intérieur, on est frappé par la grande iconostase en bois sculpté, aux colonnes ajourées décorées de scènes bibliques, d’une foule de personnages et d’animaux, d’ornements végétaux, qui délimitent les sections du large panneau orné de multiples icones de tailles différentes. C’est la plus précieuse iconostase de Macédoine, dont la construction a nécessité le travail de deux sculpteurs pendant plusieurs années. Devant elle, sur un piédestal, est déposée une icone représentant le saint auquel est consacrée l’église, datée de 1020, recouverte au XIXe s. d’une « robe d’argent », à laquelle on prête des pouvoirs surnaturels. Elle est considérée comme la plus ancienne du pays. Les murs de l’église sont peints de fresques, les plus précieuses se trouvant dans la coupole.

   

MAVROVO

Un des trois parcs nationaux de Macédoine, à l’ouest du pays, entre Gostivar et Debar, qui englobe la chaîne de montagnes culminant à Korab (2764 m), Sar, Bystra, et d’autres sommets moins élevés ; ainsi que le lac artificiel de Mavrovo, situé à 1250 m d’altitude. Il est possible d’en faire le tour en voiture et de bivouaquer sur la berge.

Près de Mavrovi Anovi se trouve le barrage, d’où on a un beau panorama sur le lac. À Mavrovo, ancien centre touristique et de sports d’hiver de l’époque communiste, subsistent quelques petits hôtels, une boutique d’alimentation, et des équipements sportifs.

Descendant du mont Korab, la rivière Radica a creusé sa route vers le sud, et coule entre de hautes parois verticales qui atteignent 1500m de hauteur. Au fond des gorges, il n’y a de place que pour le torrent tumultueux et l’étroite chaussée. Le parc abrite aussi des lacs naturels, formés à l’époque glaciaire. Parmi la végétation, on trouve un grand nombre de plantes endémiques.     

 

BARGALA  

C'est un site de ruines datant du IVe. S. situé sur la colline Platchkovitsa, au bord de la rivière Kosiatchka, à environ 12 km de Štip. (Pour y arriver : de la grande allée qui mène à la ville prendre à gauche, vers le NE, après le panneau, pour sortir de la ville. A Karabinci, choisir à droite la chaussée la plus large qui mène au grand panneau blanc du site. Tourner à droite et continuer jusq'au parking.)

La ville était entourée d'épaisses murailles défensives pourvues de tours et d'une solide porte d'entrée.

Elles datent du Ve s. et sont encore visibles aujourd'hui. Les fouilles archéologiques ont permis de découvrir les ruines de la basilique des saints Cyrille et Méthode pavées de mosaïques, d'une deuxième basilique, d'une résidence épiscopale, et de divers bâtiments dont un magasin rempli d'énormes amphores.

A la fin du VIe s. les invasions des Slaves et des Avares ont détruit la ville.

 

On remarque aussi les ruines d'une autre basilique, près du parking à gauche de l'entrée, et, de l'autre côté du terrain de fouilles, une église consacrée à St Georges (IXe – XIVe s.) aux fresques très abîmées.

En 2009 les fouilles continuent, les reconstructions se poursuivent, mais il reste beaucoup à découvrir…

   

 

STIP

Cette bourgade, à l'est du pays, au bord de la rivière Bregalitsa dont le large lit est couvert de hautes herbes vertes et ne consiste qu'en un petit ruisseau à peine visible, a gardé de son lointain passé quelques églises byzantines.

Dont celle des 40 martyrs (XIVe. s.) bâtie au sommet d'une colline nommée Isar qui occupe les ruines d'une forteresse moyenâgeuse ; sur son côté, on peut voir un monument aux héros de la deuxième guerre mondiale à l'architecture intéressante.

 

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