Le THE de MONTAGNE Boisson très populaire en Grèce, Albanie, Bulgarie, Macédoine et Kosovo. C’est l'infusion de la plante « sideritis scardica », populairement connue comme une espèce de sauge. Elle pousse dans les montagnes au-dessus de 1000 m, souvent dans les régions rocheuses.

En Bulgarie elle est protégée, la collecte de certaines plantes sauvages étant interdite ; sa culture s’effectue selon des règles strictes et est autorisée dans la region de Trigrad, sur une plantation familiale.
En Grèce, les bouquets secs peuvent être facilement achetés chez les vendeurs aux marchés, dans les boutiques de légumes, et même dans les supermarchés. En Albanie, on les vend sur les étals dans les régions montagneuses. Un des lieux de stockage spécifiques de la récolte annuelle, reconnaissable de loin par son odeur caractéristique, se trouve à Porto Palermo, dans les anciens bâtiments de la caserne.
La préparation de la boisson est très simple, tout comme celle du thé traditionnel ; il suffit de verser de l'eau bouillie, chaude dans un récipient contenant des tiges sechées avec les feuilles et les fleurs. La boisson peut être servie avec du miel ou du citron. Dans la région nord-est de la Grèce, habitée par les Pomak, on peut l’acheter dans des canettes, servi frais et bien rafraîchissant.

Ce « thé » a un excellent goût spécifique, et possède des propriétés pour aider la digestion, la respiration, renforcer du système immunitaire contre les virus, protéger de la grippe et du rhume, des allergies et aussi l’amélioration du bien-être.
Dans antiquité, cette plante a été utilisée pour soigner les combattants blessés qui avaient reçu des coups d’armes en fer.
Dans différents pays et régions cette plante porte des noms différents:
Τσάι του βουνού - Grèce
Μαλωτήρα (Malotira) - Crète
Çaj Mali - en Albanie
Dallı, Adaçayı - en Turquie
Планински чај (Planinski Tchaï) - en Macédoine
Мурсалски чай (Mursalski Tchaï) - en Rhodopes bulgares
Пирински чай - (Pirinski Tchaï) - au Pirin, en Bulgarie.

 

LA GRECE INSOLITE

HELLAS

ΕΛΛΑΣ

(suite)

 

Hormis Le Parthénon, Delphes, Corinthe, Epidaure, ce pays recèle des curiosités beaucoup moins célèbres, mais qui méritent le détour. Dont certaines sont illustrées ici...

1
Mani, Nekromanteion, Kassope, Stagira, Porto Germeno
2 Ithaque, Thermos, Didyma, Metsovo et lac Aoos, Edessa-Longos, Sicyone, Volos, Sesklo, Dimini, Nea Anchialos
3
Zagorohoria, Geraki, Filippi, Nemea, Dion, Pydna, Amphipolis
4
Evia, Pelion, Pella, Paxos, Tirynthe, Skyros
5
Messini, Acheron, Kythira, Salamine, Poros, Trizin, Gitani, Dodone

 

ZAGOROHORIA

Cette insolite région montagneuse se situe au nord du pays, à 20 km de Ioanina, dans le parc national de Pindos. Elle englobe le massif Tymphi, dont le point culminant est « Djamila » (2497 m). Elle est bordée au sud par la chaîne de montagnes « Mitsikeli », et au nord par la vallée de la rivière Aoos.

Les sommets rocheux, difficilement accessibles, et les parois abruptes couvertes de forêts de sapins et de hêtres taillées par les torrents, émerveillent le visiteur par l'imposant paysage qu'ils présentent. Une abondante faune et flore y a trouvé les conditions favorables à son épanouissement. Ici vivent tortues, blaireaux, lynx, loups, bouquetins, sangliers, et on peut même y croiser quelques ours !

 

Cette région nommée Zagorohoria (ou Zagori) contient 46 villages, situés à une altitude entre 500 et 1000 mètres, reliés par des routes de pierre, passant par de nombreux ponts à arches, lesquels ont été construits pour permettre la communication dans ce terrain accidenté.

Elle a conservé son architecture traditionnelle faite de maisons de calcaire gris couvertes de toits en pierres plates qui bordent des rues pavées des mêmes pierres formant d'élégants motifs géométriques. Les ponts, ainsi que les maisons, datent pour la plupart des XVIIIe et XIXe s. Les routes asphaltées n'y datent que de la deuxième moitié du XXe siècle. 

Un réseau de chemins balisés permet de faire des parcours à pied par les ponts et les villages. On peut aussi accéder aux plus hauts sommets en profitant des sentiers de randonnées et des chalets d'altitude près de Papingo. Il est aussi possible de descendre pour une excursion au fond de la gorge de Vikos, entre Monodendri et Papingo (le trajet compte environ 12 km). C'est le plus grand canyon d'Europe, aux parois presque verticales ; sa profondeur atteint 900 mètres, sa largeur oscille entre 100 et 1000 mètres. En été la rivière est à sec.
On y voit partout de larges et basses demeures entourant une cour, semblables à des forteresses ; et des églises dominées par de hautes tours, dont les arcades servaient de refuge aux pèlerins.
Les vieilles demeures à Kukuli

L'office de tourisme, où vous pourrez obtenir toutes les informations nécessaires, se trouve à l'entrée d'Asprangeli.

Les villages les plus intéressants :

KIPI

sur le flanc sud du massif Tymphi, possède un musée folklorique, de nombreux restaurants et possibilités d'hébergement. Son église surmontée de sa tour d'horloge visible de loin mérite une promenade qui y conduit dans des ruelles pavées bordées de vieilles maisons.

Aux alentours de la ville, on trouvera les ponts les plus pittoresques : Kokorou (1750) avec son imposante arche unique, déjà visible de la chaussée, Kalogeriko (1814), le plus célèbre formé de trois arcades, et Missiou (1748), accessible par une route de pierres disposées en dessins, laquelle serpente en descendant vers le lit asséché du Vikos.

Le pont Kalogeriko à Kipi
Le pont Kokoru Le pont Misiu

KUKULI abrite un musée local de botanique et d'objets régionaux et beaucoup de vieilles demeures.

KAPESOWO accroché sur la paroi rocheuse du canyon, est le point de départ pour

VRADETO (1340 m – le village le plus haut du parc). La « Skala », sentier pavé de dalles pierreuses, qui serpente sur les flancs dominant la rivière, mène au village situé au sommet.

VITSA, est pourvue d'une terrasse au bord du canyon, ombragée par un imposant platane multi-centenaire abritant quelques restaurants, une estrade, et une aire de jeu pour les enfants. On y construit toujours des maisons dans le style traditionnel. C'est un autre point de départ pour une excursion au pont de Missiou.

Les "skalas" qui serpentent vers Vradeto 

MONODENDRI

se situe à une des extrémités de la partie la plus pittoresque et la plus profonde des gorges de Vikos. Il y a des restaurants, des bars, des hôtels, des boutiques de souvenirs…

On pourra accéder à pied à la petite église Agia Paraskevi et à son cloître, juste au bord du canyon qu'elle domine de plusieurs centaines de mètres. D'où on peut descendre pour des excursions pédestres.

PAPINGO

(Micro & M égalo) se trouve à l'autre extrémité, sur les pentes d'Astraka. La bourgade a gardé ses constructions traditionnelles et les ponts des alentours.

Les infrastructures touristiques y sont nombreuses et c'est de là qu'on part pour le sentier de haute montagne qui mène aux sommets du massif de Tymphi.

 

Les gorges de Vikos Astraka 2436 m

ARISTI

Petit village aux confins du parc national de Pindos, à l’architecture typique de la région ; respectée même par les nouvelles constructions hôtelières.

Parmi les maisons séculaires blotties autour de la place centrale, à l’ombre des platanes, cafés, restaurants, magasins, font face à une fontaine de pierre où coule l’eau d’une source de montagne. Plus haut, sur le fond des hautes montagnes se dessine la silhouette massive de l’église bâtie au début du XVIIIe s. dominée par son clocher pointu.

Le monastère Panagia Spiliotissa, accroché sur la pente rocheuse, construit à partir d’une grotte naturelle entre 1579 et 1665, abrite des fresques du XVIIe siècle. Il n’est malheureusement pas ouvert à la visite.  

D'anciennes constructions techniques utilisant l'énergie des rivières de montagne subsistent à plusieurs endroits et au nord, dans la vallée de l'Aoos.

A Armata une scierie actionnée par une roue à aube ; à Distrato un astucieux lave-linge…

 

GERAKI

Ce village, situé au bord de la plaine fertile plantée d’oliveraies, que surplombe au nord la montagne Parnon, à 40 km à l’est de Sparte, recèle de nombreux bâtiments, églises byzantines des XIIe et XIIIe s. C’est pour cette raison qu’on le nomme parfois : « la petite Mistra ». Sur un sommet du Parnon se dressent les ruines d’un château bâti par les Francs au milieu du XIIIe s. Les Vénitiens en prirent possession, puis les Turcs ; par la suite il fut laissé à l’abandon. Illuminé la nuit, il est visible de très loin. Sur les pentes qui y conduisent s’étendait l’ancienne ville, dont subsistent neuf églises ; quatre sont ornées de fresques, les autres à l’état de ruines. Au bas de la vieille ville, près du parking où la route se finit, on peut voir une petite église à nef unique, et juste après l’église Sainte Catherine, bordée sur ses deux côtés des restes d’un arc voûté, et contenant à l’intérieur des fresques colorées.

Plus haut, Agia Paraskevi, du XIIe s., bâtie sur le plan d’une croix surmontée d’une coupole, est décorée de fresques du XVe s.

 

Des rues en escaliers montent, entre les murs massifs restant des maisons d’habitation, jusqu’à la forteresse.

Près de son entrée, l’église Zoodochos Pigi, à une nef, offre à la vue des visiteurs son portail décoré, son abside, le narthex plus tardif, et des fresques sauvegardées datant de 1431.

A l’intérieur de la forteresse se trouve la plus grande des églises, Agios Georgios, une basilique à trois nefs du XIIIe s. avec absides, sculptures intéressantes, et surtout un sanctuaire entouré d’un tympan triangulaire ajouré d’ouvertures dont les tresses évoquent le style Renaissance. Les murs sont couverts de fresques d’époques plus récentes. Toutes les églises font l’objet d’une conservation soigneuse ; elles ont été pourvues de nouveaux toits, et les fresques, après restauration, retrouvent leurs couleurs d’origine.
Dans la ville moderne, située dans la plaine en contrebas, des rues pentues conduisent à l’église Evangielistria, construite sur un plan cruciforme et surmontée d’une coupole, flanquée d’un clocher séparé de style vénitien. Elle renferme des fresques parfaitement conservées datant des XIIe et XIIe s.
l’église Evangielistria
Autour de l’agglomération existent d’autres monuments intéressants : en bas d’une rue en pente, l’église Saint Jean Chrysostome, avec des fresques du XIVe s., près du cimetière celle de Agios Athanasios, à trois absides, décorées de belles fresques en briques ; plus loin, dans un champ d’oliviers, celles d’Agios Sozon, à l’architecture semblable, et Agios Nikolaos, qui possède deux nefs, phénomène assez rare.

Les alentours de Geraki abritent aussi d’autres églises.

l’église Saint Jean Chrysostome l’église Agios Athanasios
l’église Agios Sozon
l’église Agios Nikolaos

 

PHILIPPI

Les ruines de cette ville antique se trouvent au nord de la Grèce, près de Kavala. La petite colonie grecque a évolué en ville au temps de Philippe de Macédoine, au IVe s. av. J.C. grâce à ses mines d'or.

A l'époque romaine Philippi a connu un grand essor à cause de sa position sur la « Via Egnatia », qui menait de Byzance à Rome, et aussi à la bataille qui opposa les assassins de César à son successeur Octave en 42 av. J.C., qui, après sa victoire y établit des colons qui en assurèrent la prospérité.

A l'époque byzantine Philippi est devenu un des centres du christianisme ; Saint-Paul y prononça ses premiers sermons européens.

Un tremblement de terre et les razzias des Slaves au début du VIIe s., ainsi que l'expansion turque ont provoqué la destruction de la ville.

Le terrain de fouilles, très étendu, confirme la grandeur de la cité, entourées de 3,5 km de murailles. Les ruines se trouvent des deux côtés de la « Via Egnatia », pavée de gros blocs de pierre.

Le grand forum, couvert de dalles de marbre, était bordé de portiques sur trois côtés. Des bâtiments qui le jouxtaient à l'est et à l'ouest , il subsiste de nombreux fragments richement sculptés. Parmi les restes des quelques basiliques byzantines persistent, encore debout, les piliers de la plus grande, du VIe s. Sa construction était peut-être inachevée à cause de l'écroulement de la coupole.
Colonnade
Les fragment de la basilique du VIe s.

Portique

Fragments de la mosaïque de la basilique épiscopale

A côté du forum s'étendait le quartier épiscopal, avec un imposant portique donnant sur la rue, une fontaine monumentale équipée d'un bassin, un baptistère décoré de marbre, et la basilique au plan octogonal pourvue d'un narthex et d'une grande abside. Juste à côté s'élevait le palais de l'évêque qui abritait un pressoir à vin, des entrepôts de vivres, et des pièces d'habitation à l'étage.

Une mosaïque du IVe s., qui se trouvait dans la salle souterraine de la basilique, est actuellement exposée sous le toit pour les visiteurs.

A proximité sont visibles des latrines collectives, très bien conservées, et des bains publics.

De l'autre côté de la rue principale, près des murailles, on avait bâti au IVe s. av. J.C. un théâtre, qui fut modifié plus tard pour accueillir des combats de gladiateurs et de bêtes sauvages.

A Philippi il reste encore beaucoup de choses à découvrir. 

La Via Egnatia, marquée des ornières creusées par les lourds chariots romains.

 

NEMEA

Cette ville au riche passé antique est située dans la partie nord-ouest du Péloponnèse, pas très loin de Corinthe. Nemea est surtout connue pour être le lieu légendaire de la victoire d'Herakles sur un terrible lion, un des douze travaux du demi-dieu ; et, dans une moindre mesure pour les jeux athlétiques qui s'y déroulaient tous les deux ans. Le plan du stade est bien visible ; il en subsiste la ligne de départ des courses à pied, formée par des pierres alignées, et le tunnel d'accès, tous deux datant du IVe s. av JC. Près de là, quelques colonnettes marquent le plan du bâtiment où étaient reçus les hôtes.

Plus près de la ville moderne se trouve le sanctuaire de Zeus. Un vaste parterre de ruines constitué de thermes, d'un palestre, d'un « hôtel » d'époque partiellement recouvert des restes d'une basilique paléochrétienne à trois nefs, précèdent l'édifice principal. Le temple de Zeus, du IVe s. av JC, est bâti sur un remblai selon un plan rectangulaire et entouré d'une colonnade. Neuf des colonnes ont été redressées, et les autres gardent au sol l'ordre des « tambours » qui les constituaient. Dans le musée sont exposés des pièces de céramique, des fragments d'œuvres ornementales en marbre, de nombreuses photographies de l'histoire des fouilles, et une maquette du sanctuaire. Aux environs, on verra des ruines d'autres temples, entre autres d'un dédié à Héraklès.
Nemea est en outre le centre d'une région viticole réputée ; les vignes recouvrent toutes les collines des alentours. On y produit aussi des raisins secs (de Corinthe), très sucrés, obtenus après séchage au soleil sous des toits transparents, qui modifient l'aspect du paysage à la saison des vendanges.

 

DION

Les ruines de l'ancien sanctuaire et de la ville fondée plus tard sont situées au milieu des champs et des vergers, entre le mont Olympe et la ville de Katerini, facilement accessibles depuis la riviera. Son nom vient du mots grec « dios » - Dieu, apparenté à celui de Zeus.
Le terrain très étendu, partiellement humide, contient les contours des murs des temples les plus anciens de Déméter et d’Isis datant du VIe s. avant JC, et le temple de Zeus. Il en reste quelques colonnes et sculptures.

Les vestiges de la ville occupent un plan géométrique avec des larges rues pavées d'énormes dalles, les ruines d'un bain romain avec ses piliers en briques entre lesquelles circulait l'air chaud (caldarium). Il y a aussi une toilette publique romaine avec des rangées de trous autour de la salle carrée d’un usage évident – jadis les besoins intimes se satisfaisaient en compagnie !

Un peu plus loin se trouve le théâtre grec et romain, et plus loin les ruines d’une basilique chrétienne. La ville était entourée par un mur massif de grosses pierres assorties les unes aux autres.
De la décoration des maisons subsistent des vestiges de mosaïques colorées, en particulier dans la villa "Dionysos".

   

PYDNA

L'ancienne ville portuaire, datant du IV s. avant JC., sur la côte olympique, entre Leptokaria et Makrygiales, n’a pas laissé trop de traces. Mais Pydna est connue dans l'histoire de la Grèce comme le lieu d’une bataille (168 av JC.), laquelle a marqué la fin du monde grec et le début de domination romaine.
Les ruines visibles sur la falaise, au-dessus de la plage de sable, proviennent d'une période ultérieure. Le centre de la zone de fouilles occupe les restes d’une basilique à trois nefs pourvue d’une abside (un peu reconstruite), et les murs d’autres bâtiments. A côté, un petit lapidaire présente des fragments de colonnes en marbre, de chapiteaux, et de corniches. Le village a été détruit en 1204 par les Croisés qui allaient libérer la Terre Sainte. Ensuite, les Francs ont utilisé les murs restants pour construire leur forteresse, l'abside étant augmentée pour en faire un phare, et la colline entourée de murailles.
Les travaux archéologiques autour de Pydna ont permis de dénicher de nombreux trésors inestimables de l'Antiquité ; sous la forme de bijoux en or, de figurines de bronze, de poteries variées. On peut les visionner dans un grand album mis à disposition par le guide de Pydna. Les originaux se trouvent dans différents musées.

 

AMPHIPOLIS

Amphipolis se trouve entre Thessalonique et Kavala, à quelques kilomètres de la côte de la baie d’Orfanos. Le site, situé dans un méandre de la rivière Strimon, a été occupé à partir du 7e millénaire avant JC., mais ce n'est qu'en 437 avant JC. que  les Athéniens y fondèrent une colonie qui, 100 ans plus tard, est devenue une partie du royaume de Macédoine et un centre économique et culturel important. Pendant la domination romaine, son importance a augmenté encore car la ville se trouvait sur l’ancienne « autoroute » des Balkans, la « Via Egnatia » reliant Rome et Byzance. Les fragments des bâtiments sauvegardés, cependant, proviennent principalement de la période byzantine.

Un grand site d'excavation entouré par les anciens murs d’une longueur totale de 7,5 km, possédant des sections bien conservées, comprend 5 basiliques byzantines, dont une d’une affectant la forme très rare de la rotonde. Son plan en hexagone est entouré d'un déambulatoire circulaire. Sur le côté est est accolée l'abside pentagonale et deux salles carrées donnant à l’ouest sur la spacieuse cour à portiques.

Seules les modestes ruines indiquent les plans des bâtiments ; des colonnes et des fragments de murs en marbre sont posés par terre. Quelques fragments de mosaïques de belle couleur sont aussi conservés. On remarque une utilisation secondaire de tambours et de colonnes des anciens bâtiments hellénistiques pour la construction des basiliques chrétiennes.

Plus prés de la mer, un autre site contient des vestiges du gymnase et de villas grecques et romaines, mais il est fermé aux visiteurs.

Le musée, à Nea Amphipolis, présente une exposition moderne, principalement des fragments de stèles, des statues en marbre, et de nombreux objets en céramique : cruches, figurines, lampes à huile, et bijoux en or. Il y a aussi des panneaux représentant les descriptions complètes des vieux bâtiments aujourd’hui ruinés.
À 3 km au sud des ruines, à proximité de la mer et près du carrefour routier et du pont métallique enjambant la rivière Strimon, se dresse la monumentale statue d'un lion en pierre. L’animal regarde avec fierté au loin du haut de son piédestal depuis le IVe s. avant JC. (Avec quand même une petite pause – la statue, abattue et dispersée dans l’antiquité fut redécouverte par hasard en 1912 par des soldats britanniques et le piédestal fut reconstruit en moins imposant ; les dalles de pierre du précédent support gisent dans l'herbe à côté du monument).

 

  1 2   4 5