LIEUX DECRITS

Villes et villages :

Ardenica monastére
Berat
Dhermi
Durreš
Elbasan
Gjirokaster
Himarë
Kavajë
Korcë
Kruja
Lezhë
Lin
Mborje
Mezopotam
Porto Palermo
Saranda
Shkoder

Sites antiques :

Antigonea
Appolonia
Butrint
Byllis
Finiq
Orikum

Parcs nationaux et réserves naturelles :

Llogara
Syri e Kalter

ALBANIA

SHQIPERIA

Le pays des aigles - Sa bannière présente une aigle noire à deux têtes sur un fond rouge.

1 Shkoder, Lezhe, Kruja, Durres, Kavaje, Ardenica, Apollonia, Berat, Gjirokaster, Antigonea, Lin, Korce
2 Dhermi, Llogara, Vuno, Himare, Porto Palermo, Saranda, Mezopotam, Syri i Kalter, Butrint, Voskopoje, Shipcke
3 Elbasan, Orikum, Byllis, Finiq

 

L'Albanie a été longtemps le dernier bastion du communisme en Europe (1946 - 1990).

C'est un pays qu'on connaît de nom, mais dont il est difficile de le situer sur la carte et d'énumérer ses particularités. Pourtant, il suffit quelques heures de voyage en ferry boat depuis les ports italiens pour arriver sur la riviera albanaise.

L'Albanie, d'une surface de 29.000 km2, compte 3,5 millions d'habitants. Sa capitale est Tirana. Elle a des frontières avec la Grèce au sud, leMontenegro et Kosovo au nord, la Macédoine à l'est, et possède 427 km de côte sur la mer Adriatique.

La montagne occupe ¾ de sa surface (formation alpine) culminant au sommet « Korab » - 2753 m ; trois grands lacs ; Shodra au nord, Prespa et Ohrid à l'est complètent le paysage. Le pays compte 13 parcs nationaux, la plupart à la montagne.

SHKODËR

Une des grandes ville d'Albanie, et l'une des plus anciennes. Située au nord du pays au confluent des trois rivières : Drina, Buna, et Kira, et à proximité du lac du même nom. Les rues de l'agglomération bruissent d'une agitation incessante causée par la circulation et l'activité commerciale.

Elle est dominée au sud par la forteresse Rozafa, datant du XIIIe siècle. Agrandie d'abord par les Vénitiens, puis les Turcs, qui l'ont investie en 1479 après sept mois de siège, à la suite de la conclusion d'un traité avec ses défenseurs.

Une route pavée conduit de la ville basse jusqu'à la porte d'entrée. Elle se prolonge à l'intérieur de l'enceinte, longe des fortifications, puis les restes d'une église des XIIIe au XVe siècle, transformée en mosquée, et agrémentée d'un minaret par les Ottomans. Puis elle conduit à la plus haute cour qui abritait des citernes, une poudrière, un arsenal, et, au coin du mur, un bâtiment qui contient un petit musée ainsi qu'un café à la décoration inspirée de l'Histoire. De cette citadelle on bénéficie d'un magnifique point de vue sur la ville, une mosquée du XVIIe siècle, la vallée et les montagnes environnantes.
Autre curiosité intéressante de la ville : la mosquée, située près de la place centrale, qui présente une façade colorée et un minaret finement sculpté.  

LEZHË

Ville marquée par le souvenir du plus grand héros albanais, Skanderbeg, qui unifia les princes du pays, permit à l'Albanie de tenir tête à l'envahisseur turc et d'y faire naître le sentiment national. Son mausolée monumental est situé dans un parc proche de la rivière, près du centre ville, à l'emplacement de l'antique ville romaine de Lissus. La tombe est à l'intérieur de l'église saint Nicolas, en partie ruinée, dont les murs sont décorés des blasons des villes qui furent le théâtre des batailles contre l'empire ottoman.

 

KRUJA

Petite ville pittoresque au passé millénaire, située au flanc de la montagne Skanderbeut, à 30 km au nord de la capitale, Tirana.

Au moyen-âge, elle était la capitale de la région Kastrioti, habitée par les tribus albanaises issues des Illyriens. C'est là que le héros national Skanderbeg opposa une résistance efficace à l'envahisseur turc au XVe siècle en défendant l'indépendance de l'Albanie. Il y subsiste les murs de l'ancienne citadelle, au sein de laquelle fut bâti à l'époque d'Enver Hodxa un château de style néo-moyenâgeux qui abrite le musée de Skanderbeg et de la lutte pour l'indépendance. Dans la ville, on pourra voir un musée ethnographique, une vieille mosquée et un hammam.

La rue qui mène de la ville à la citadelle a l'aspect d'un bazar oriental où, sur des étals et dans les boutiques, sont proposés aux touristes : « kilims » au couleurs vives, objets artisanaux en bois et en cuivre, tissus antiques, outils traditionnels d'usage quotidien, vieilloteries, et toutes sortes de souvenirs.

Skanderbeg

Gjegi Kastriote, surnommé Skanderbeg, célèbre héros national du XVe s., qui mena des batailles contre les Turcs, a des monuments dans de nombreuses villes d'Albanie.

Fils d'un dirigeant local, il naquit à Lezhë en 1405. Les Turcs, conquérants de l’Europe, imposèrent un tribut sur le père en exigeant que quatre de ses fils soient pris en otage en gage de loyauté (1423). L’un d’eux, Skanderbeg, demeura longtemps à la cour du sultan ottoman. Il y apprit leur foi, leurs coutumes, et les principes de l'art militaire. Aux côtés de l'armée turque, il est nommé Bey. Après la mort de son père, il abandonne le sultan et retourne en Albanie avec une escouade de ses compatriotes pour lutter contre les Turcs. Sa première victoire est la conquête de Krujë, où il accroche son ancestral fanion – aigle bicéphale noir sur fond rouge devenu le drapeau national du pays – sur la forteresse. En 1444, il fonde à Lezhë la ligue des princes albanais pour la lutte commune contre l'agresseur turc. Pendant plus de vingt ans, les Turcs ne parviennent pas à conquérir le territoire libéré par les Albanais ; malgré leur supériorité militaire dans les combats et embuscades, l’armée de Skanderbeg reste toujours victorieuse. Gjegi Skanderbeg meurt du paludisme en 1468.

Les Albanais résistèrent aux Turcs pendant encore 12 ans. La résistance Albanaise, en absorbant l’armée ottomane, l’empêcha d’occuper la péninsule des Apennins.

Rozafa

Pourquoi la forteresse de Shkodra se nomme-t-elle aussi Rozafa ?

Selon la légende, trois frères décidèrent de construire un château sur la colline. Par manque de chance, ou de compétences, les murs érigés dans la journée s’effondraient pendant la nuit. Cela dura quelques jours, jusqu’à ce qu’un sage leur vînt en l'aide ; il leur conseilla d’emmurer vivante une de leurs femmes dans les fondations du château, celle qui la première apporterait le repas aux constructeurs. Les frères jurèrent de ne révéler à personne les conseils du vieil homme. Cependant, les frères aînés avertirent leurs épouses, et le plus jeune, naïvement sincère, ne dit rien. Sa femme Rozafa arriva avec le repas... mise au courant, pour une aussi bonne cause, elle accepta de se sacrifier. Elle exigea seulement qu’on lui laisse libres : son sein droit pour nourrir le petit garçon, sa main droite pour pouvoir le caresser, son œil droit pour le surveiller, et son pied droit pour le balancer dans son berceau. On céda à ses demandes, et c’est sur un des remparts existant encore aujourd'hui qu’on voit les traces du sacrifice. Légende ou non, la mémoire de Rozafa est toujours vivante dans le cœur des habitants de la ville.

Si on est en droit d’en contester l’authenticité, cette histoire trouve sa source dans une tradition séculaire qui a survécu jusqu’au XXe siècle. Jadis telle était la coutume : avant de construire un bâtiment ou un pont, on devait tuer un animal, poule, chèvre, ou bélier, et le murer dans les fondations.

Rozafa TV est le nom d’une station de télévision privée de la région de Shkodra, qui diffuse ses programmes depuis 1996.

 

DURRËS

Deuxième ville d'Albanie par la population, située à 30 km à l'ouest de la capitale. C'est le plus grand port du pays. Fondée au VIIe siècle av. J.C. par les Grecs sous le nom « Epidamnos », d'après le nom de son fondateur. Puis nommée « Dyrrachium », du nom de son successeur, un de ses descendants. Et à l'époque romaine « Durazzo ». Le port alors possédait une importance majeure car il était un point de passage dans le prolongement de la célèbre Via Egnatia, l'antique « autoroute » qui reliait Rome à Byzance.

La cité connu de nombreuses invasions ; Ostrogoths, Bizantins, Bulgares, Normands, Vénitiens, et Turcs qui l'occupèrent quatre siècles durant. En 1913 Durrës obtint le statut de capitale qu'elle conserva quelques années.

Malgré les guerres et les tremblements de terre, la ville conserva quelques restes de monuments anciens ; au centre, parmi les habitations modernes, a été mis à jour un forum datant des Ve-VIe siècle, aux colonnes élancées ; plus loin se dressent les hauts murs de fortification de la ville byzantine du VIe siècle, les restes d'un château et d'une tour d'époque vénitienne, des murs d'enceinte vénitiens et turcs (XVe – XVIe siècle), dominés par les ruines de l'amphithéâtre elliptique du IIe siècle av. J.C. qui pouvait accueillir 18 000 spectateurs.

La plus grande partie n'a pas encore été excavée ; les tribunes ont perdu leurs dalles, mais il est possible de circuler dans les galeries souterraines qui servaient de corridors pour l'accès des gladiateurs et des bêtes sauvages.

Au VIIe siècle, une de ces galeries a abrité une petite chapelle byzantine et l'arène a été utilisée comme cimetière. Récemment les mosaïques de la chapelle ont été restaurée ; l'une d'entre elles représente le martyr local saint Asti.

Plus loin vers le nord, avant le port, près de la plage, se trouve le musée archéologique.

La ville, dont la partie ancienne abrite les monuments, située près du port et de la baie, connaît actuellement une rapide extension le long de la côte vers le sud où se bâtissent depuis quelques années de nombreux immeubles et hôtels. Signe d'une vocation touristique, qu'on est en droit ou non de déplorer, de l'Albanie nouvelle.
   

KAVAJË

Petite ville située à 20 km au sud de Durrës et 5 km de la plus grande plage de sable d'Albanie. Malgré ces proximités la cité vit à son rythme et elle est peu fréquentée par les touristes.

Au centre, devant la mosquée moderne, perdurent les arches, soutenues par des colonnes, datant du XVIe s. tout près s'élève la tour d'horloge médiévale.

 

   
MONASTERE ARDENICA

Intéressant édifice religieux orthodoxe situé au flanc d'une montagne à 10 km au nord de Fier (au rond-point, emprunter la route vers l'ouest en direction de Kolonje.) L'église Ste Marie, du XVIIIe s. flanquée d'une loggia latérale, et d'une chapelle du XIIIe s., surmontée d'une tour, ainsi que les bâtiments du cloître se cachent derrière des hauts murs.

Les parois intérieures de l'église sont ornées de magnifiques fresques très colorées du XVIIIe s. exécutées par les frères Zograf, présentant de nombreux personnages dans un style très dynamique. L'iconostase, datant aussi du XVIIIe s. est richement sculptée et dorée. Comme un des objets les plus étonnants : une chaire finement ciselée en forme de calice soutenue par un pied en forme de silhouette humaine.

Pèlerinage à Tomor

Chaque année, à la fin d’août, les adeptes du courant islamique bektachi pratiquent le traditionnel pèlerinage à la tombe (symbolique ?) d’Ali Baba Bektâchî Abaz. C'est une grande fête qui peut prendre plusieurs jours, avec date mobile. En plus de l'hommage religieux la coutume exige que chaque famille fasse le sacrifice d'un agneau, immolé et cuit sur ​​place. De nombreux bergers et les bouchers traitent des aspects techniques du rituel. Les cérémonies sont accompagnées de danse et on chante toute la nuit.

Les bektachis professent une interprétation mystique modérée de l'islam, une lecture moins littérale du Coran. Cette tendance a été fondée au XIIIe s. en Anatolie par les descendants d’Ali Abaz, petit-fils de Mahomet. En Albanie, la propagation eut lieu au XVe s. les bektachis ne respectent pas le ramadan, n'interdisent pas la consommation d'alcool, n’exigent pas le port du voile par les femmes. Ils se caractérisent par une grande tolérance envers les autres religions, dont les fidèles peuvent aussi participer à des rites sur la montagne de Tomor. Actuellement, après une période d'athéisme forcé par les communistes, le nombre d'adeptes augmente de plus en plus. Même le président de l'Albanie a participé au pèlerinage.

Tomor se situe à 2416 mètres d’altitude, on peut y arriver d’Elbasan, par Gramsh, ou de Berat. La route est peu praticable et nécessite une marche à pied vers le sommet. Celle qui conduit de Berat par le lit d’une rivière n’est accessible que par les véhicules 4x4 ; mais la construction d’une route carrossable est en projet.

Ardenica

Signifie « Albanais » en grec. Parmi les fresques de l’église l’une est particulière - c'est une courte prière écrite en 1731 par Nektarios Terposa en quatre langues : grec, arumen, albanais et latin, le tout en l’alphabet grec ; il s’agit du premier texte en langue albanaise placé dans une église gréco-catholique.

 

APOLLONIA

C’est le plus grand site archéologique du pays, occupant un vaste terrain situé dans la partie sud, à proximité de Fier. La ville fut d’abord une colonie grecque au VI s. av. JC. Au cours de la période romaine, grâce à son développement rapide, elle devint une cité prospère et un centre culturel connu. Le port d'Apollonia a été l'un des plus importants sur la côte illyrienne.
L'école locale de philosophie avait une grande réputation. Jules César y envoya son neveu Octave, le futur empereur Auguste, afin de parfaire son éducation. La grande ville commença à perdre de son importance au III s., après le tremblement de terre qui causa le retrait de la mer du port.

Parmi les vestiges des monuments qui subsistent, on peut admirer, dans divers états de conservation : le portique monumental de l'édifice du conseil municipal, l’odéon, la longue colonnade de l'agora, bordée de 17 niches pour les statues, le temple de Diane, et les ruines d'autres temples, le théâtre, la fontaine monumentale – nimfeon, l’obélisque d’Apollon, le gymnase, l’acropole. Les travaux d'excavation ont été conduits par des archéologues albanais et français. On estime que 90% des ruines de la ville sont toujours en attente d'être fouillés.
Le portique du conseil municipal La colonnade de l'agora
La citerne La fontaine monumentale – nimfeon
Le théâtre L'église du XIIe s.
À côté des ruines antiques subsiste une église chrétienne du XIIe s. entourée d'un cloître. Le monastère abrite un musée qui expose les objets trouvés ; des stèles, des statues, des fragments de bas-reliefs de frises, et des céramiques.
Les constructions militaires de la période communiste ont partiellement détruit le site. D'où on a vue sur une rangée de bunkers, grands et petits, situés sur une montagne environnante.

 

BERAT

Une ville historique ; l'une des plus anciennes d'Albanie (VIe siècle av JC), située dans la partie sud du pays, à 50 km à l'est de Fier. Elle est nommée « la ville aux 1000 fenêtres » en raison de l'aspect des maisons des vieux quartiers turcs, couvertes de tuiles rouges et d'une grande unité architecturale qui, du haut des collines, regardent la ville basse à travers leurs nombreuses grandes fenêtres. Sur le versant de la montagne Tomor se tient la forteresse ; enfermant le quartier « Kala » entouré de murailles renforcées de tours de défense. Jadis, Kala, avec ses étroites ruelles pavées, constituait une ville à part. Pendant plusieurs siècles elle fut habitée par les Chrétiens.

De cette période subsistent quelques églises byzantines décorées de fresques. Dans la plus grande, la cathédrale Sainte Marie, bâtie au XIIIe siècle et reconstruite au XVIIIe, on peut admirer une somptueuse iconostase sculptée en bois de noyer, la chaire et le fauteuil d'évêque de même style.

Le bâtiment attenant renferme le musée des icônes, en grande partie peintes par deux artistes locaux, Onoufri et son fils Nicolla.

Au sommet de la montagne se trouve la citadelle du XIIIe siècle dont les hautes murailles pourvues de six tours abritent les ruines de château. On y voit une énorme citerne souterraine qui servait à emmagasiner l'eau, une très grande cour et des bâtiments auxiliaires. En cas de guerre, l'armée et l'aristocratie de la ville y trouvaient refuge.

La cathédrale Sainte Marie, bâtie au XIIIe s. et le musée des icônes

A l'extérieur des murs, sur le côté nord, se trouve l'église de la Trinité (XIIIe – XIVe siècles) possédant une belle décoration en briques rouges autour des fenêtres et des fresques intéressantes. Sur la pente escarpée qui surplombe l'Osum est accrochée la petite église Saint Nicolas, bien visible de la promenade qui longe la rivière.

Autrefois les murailles de Kala renfermaient deux mosquées, la « blanche » et la « rouge ». Aujourd'hui, il n'en reste que des ruines.C'est dans le quartier Mangalem, situé plus bas, qu'on trouve quelques mosquées : la mosquée du Sultan, datant du XVe siècle revêtue d'une intéressante construction de toit en style local composée de tuiles et de bois ; elle possède de grandes arcades, de nombreuses fenêtres éclairant la salle de prière. A l'intérieur le mihrab et le mimbar sont richement décorés et les murs couverts de fresque du XVIIIe aux motifs floraux. Les bâtiments historiques qui l'entourent présentent un petit lapidarium sous les arcades.

Près de la place centrale de la ville, à côté de l'église moderne en style byzantin, on pourra voir la vieille « Mosquée de plomb », du XVIe siècle, ainsi nommée à cause de sa coupole revêtue de ce métal. De loin, on remarque son minaret avec son balcon finement décoré.

De loin, on remarque son minaret avec son balcon finement décoré.

On peut enrichir sa connaissance de Berat en y visitant le musée historique et le musée ethnographique.

 

Mariage
Cabinet de dentiste

Les personnages célèbres de Gjirokastër :

Ismail Kadare

L’écrivain albanais le plus populaire, également connu en dehors de son pays.

Il nait à Gjirokastër en 1936. Après des études à Tirana et Moscou, il devient journaliste et écrivain. Malgré l'adhésion obligatoire au parti communiste il a osé critiquer le régime d'Enver Hoxha de façon ironique. Découragé par le harcèlement du système, il a émigré en France, où il obtint l'asile en 1990.

Parmi les dizaines de ses livres, l'un, "Chronique d'une ville de pierre", décrit l'histoire de sa ville natale dans la première moitié du XXe s.

Enver Hoxha

Le dictateur de longue date de l'Albanie est né dans une famille de marchands à Gjirokastër en 1908. Au lycée, comme il est bon en français, il obtient une bourse en 1930 pour étudier à Montpellier. Après 3 ans, il abandonne ses études et s’ installe à Paris, puis à Bruxelles. Il a fréquenté les cercles de communistes, intéressé par leurs idées.

En punition, il a été forcé de retourner en Albanie sans diplôme. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il a participé à la création du Parti communiste albanais et, en 1941, est devenu son secrétaire. En 1945, le parti a pris le pouvoir en Albanie, interdisant les autres, et Hoxha est devenu le chef du gouvernement de l'État. En 1956, Hoxha a décidé de ne pas s'éloigner du stalinisme et a bientôt rompu toutes relations avec l'URSS, l'ancien allié. En 1978, il rejette le commerce avec la Chine qui se rapprochait des USA, dénonçant la trahison des idées communistes. Il a provoqué un isolement total du pays, une interdiction des voyages, des confessions religieuses, le non-respect des droits civils, la filature de la population et les camps de travail pour les réfractaires. Dans les années 60, Il a ordonné la construction en masse de petits et de grands bunkers pour protéger le pays d’une hypothétique invasion.
Enver Hoxha est mort en 1985, mais le gouvernement communiste a survécu jusqu’en 1992.

Légende de Berat :

Tomor et Shpirag, deux frères, aimaient la même fille, Kalas. Ils se battirent en duel pour conquérir son cœur, et tous deux perdirent la vie au cours de ce combat. Kalas, inconsolable, pleura tellement que ses larmes formèrent la rivière Osum, qui coule à travers Berat, et la pauvre fille se transforma en roche.

 

GJIROKASTER

Cette ville-musée est située au sud de l'Albanie, non loin de la frontière grecque (30 km).

La forteresse, des XIII-XIVe siècles, dominant le paysage, protégeait la vallée de la rivière Drinos (Dropoli), grâce à ses hautes murailles comportant 5 tours et 3 grandes portes d'entrée.

Elle a été agrandie et prolongée vers le sud par Ali Pacha, le dirigeant ottoman de la province, au début du XIXe siècle, agrémentée d'une tour d'horloge, et pourvue d'un aqueduc long de 10 km qui alimentait en eau les réservoirs souterrains. Les galeries voûtées de la forteresse abritent un musée d'armes de différentes époques et une exposition de matériel de guerre et de pièces d'artillerie de la première moitié du XXe s.

La vieille ville construite au XVIIe siècle au pied de la forteresse occupe le flanc nord de la montagne et présente une homogénéité architecturale bien préservée.

Toutes les maisons sont construites en pierres grises ou peintes à la chaux, couvertes de toits en schiste gris.

Elles renfermaient les cafés et diverses boutiques du bazar (au croisement de cinq rues) et les plus grandes et hautes, construites par les riches propriétaires terriens, leur servaient de « demeures-tours » (kule). Certaines d'entres-elles sont ouvertes à la visite, comme la maison Zekate.

Gjirokaster est la ville natale du grand écrivain Ismaïl Kadare dont on peut voir la demeure natale dans une rue étroite. Il a décrit ce lieu de façon pittoresque dans une de ses plus célèbres œuvres : « Chroniques de la ville de pierre ».

Les ruelles aussi sont pavées de pierres grises et blanches qui forment des dessins géométriques, et bordées de trottoirs en escaliers. Ce qui donne à la ville un aspect inoubliable, rappelant l'époque ottomane.

De nos jours, les cafés et les boutiques perpétuent la tradition, surtout dans la grande rue qui mène à la mosquée du XVIIIe siècle (70 % des albanais sont musulmans).

D'autres monuments méritent la visite : l'église métropolitaine St. Sotira du XVIIIe s., le groupe des 7 fontaines, le vieux hammam. La ville possède aussi un musée ethnographique dans le quartier de Palorto.

Le projet de rénovation et conservation de l'ensemble des monuments culturels est surveillé par l'UNESCO.

 

Gjirokastër

La statue blessée : Sur la place principale de Gjirokastër, en face de l'hôtel Cajupi se trouve depuis 1934 une statue en bronze du héros national albanais Çerçiz Topulli, un combattant de l'indépendance contre la domination ottomane (1880-1912). Pendant la Seconde Guerre mondiale, quand la ville était disputée par les armées italienne et grecque, un sergent grec tira sur la statue du héros grec. Aujourd'hui, on peut toujours voir la «blessure», un trou dans la cuisse droite de la statue.

 

ANTIGONEA

Ancienne cité grecque du IIIe s. avant notre ère, la plus importante de la vallée de la Drina. Elle fut détruite 150 ans plus tard par les Romains et jamais reconstruite depuis. Ces ruines antiques se trouvent à une vingtaine de km à l'est de Gjirokaster. On y a mis à jour des fragments du mur d'enceinte entourant la ville, long de 4 km qui comprenait 3 tours et 2 portes d'entrée. Le plan de la ville, des rues, des boutiques et des résidences, est encore très visible. Surtout à l'endroit où une rue a été dégagée, et des colonnes reconstituées à la verticale. Les ruines visibles ne représentent à ce jour qu'une petite partie de la ville qui s'étendait sur toute la plaine.

En 2007 fut organisé à Antigonea un festival d'anciens rites païens ; à cette occasion la petite route qui serpente dans la montagne jusqu'au terrain de fouilles fut asphaltée.

 

LIN

Un petit village situé sur une presqu’île qui s’étend dans les eaux du lac d’Ohrid, près de la frontière macédonienne. L’église orthodoxe y côtoie la mosquée. Dominant le village, sur un endroit très propice à la défense, ont été découvertes les ruines d’une antique forteresse illyrique et une basilique byzantine au pavement de mosaïques.

   

KORCË

Ville située dans la partie sud du pays, riche d’un grand passé culturel. L’architecture, datant du début du XXe s., lui a valu le surnom de « Paris Albanaise ». Il y a aussi une brasserie qui produit, au dire des Albanais, la meilleure bière du pays. Un festival annuel, se déroulant de juin à septembre dans le parc attenant, célèbre cette spécialité locale.

   

MBORJE

A proximité de Korce, à un kilomètre de l’agglomération au sud-est, se trouve la plus vieille église byzantine d’Albanie, datant du XIVe s. sans grand intérêt à l’extérieur, elle renferme des fresques assemblées représentant des scènes indépendantes. Elle a été inscrite au patrimoine de l’UNESCO.

 

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