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BULGARIE INSOLITE

(suite)

 

"martenitsa"

1 Kovatchevica, Nikopolis, Gradishtè, Dolen, Lac Dospat, Sarnica, Pobit Kamak, Shiroka Laka, Gela, Batak, Tsudnite Mostowe, Batchkovo, Asenovgrad, Boyana, Pyramides de Stobi, Zemen
2 Mezek, Gluchite Kamani, Madjarovo, Dolni Glavanak, Dolno Tserkovichte, Ptshelari, Kardjali, Kamenite Gabi, Vkamenata Svatba, Perperikon, Alexandrovo, Tatoul, Benkovski, Dobromirtsi, Fotinovo, Kayolaba, Dranghovo, Harman Kaya, Vkamenata Gora,
 

La Bulgarie est connue de la plupart des gens pour ses plages de sable fin, au bord de la Mer Noire ; en réalité, c’est un pays très montagneux.
Les montagnes occupent 2/3 de sa surface, des plus grandes aux plus petites, l'une d'entre elles est Sakar, dans la partie sud-est du pays.

 

3 Ardino, Studen Kladenec, Belintash, Rogatsh, Krasino, Stareyszyno, Zlatograd, Plovdiv, Samokov, Pobiti Kamani,
    4 Sakar, Bogumil, Ovtcharovo, Kljabovo, Harmanli, Debelt, Ustremski Monastère, Ovecz, Bjala, Arapovski Monastère, Koprivchtica, Buzovgrad, Hisaria,
    5 Kazanlak, Starosel, Streltcha,

MONTAGNE SAKAR

La petite chaîne de montagnes dans la partie sud-est de la Bulgarie a seulement 40 km de long et 15 km de large, elle s’étend du nord-ouest au sud-est entre les rivières Maritza et Tundzha. Le point culminant est Vishegrad - 856 m, la plus longue rivière, Sokolitsa, mesure 60 km de long.
Dans ces montagnes ont survécu de nombreuses traces de ses anciens habitants ; les anciens Thraces ont laissé menhirs et dolmens. De la période antique subsistent les ruines d’une forteresse, du Moyen Âge des églises, du temps de la domination ottomane une mosquée.
Au début du XXIe s. après 50 ans d’interruption, la tradition de la viticulture a été restaurée sur les pentes méridionales autour de Shishmanova. Le vignoble « Bratanov » produit des vins : chardonnay et tamianka, syrah, cabernet, merlot, rubis, mavrud.

   

OVTCHAROVO

Ce petit village au nord-est de Harmanli possède un menhir appelé "Shushul Kamak", grande pierre érigée verticalement par une tribu thrace plusieurs milliers d'années avant notre ère pour le besoin d’un culte inconnu pour nous. Il est facile de la voir ; immédiatement en entrant dans le village, entouré d’une petite clôture. Elle est mince, conique, d’une hauteur de 2,20 m, avec les traces de polissage sur sa surface.

A proximité se trouve le vignoble "Malkata Zvezda".

 

   

BOGUMIL

Un petit village près de la ville de Harmanli a préservé la pittoresque mosquée turque construite en 1518, visible de la route. C’était le mausolée d’un saint islamique, Hazar Baba.

Après la retraite des occupants turcs, elle a été transformée en église, comme en témoignent les peintures murales des croix, encore visibles à l’intérieur. Puis, la mosquée a été abandonnée, négligée pendant des années, dépourvue de minaret.

   

KHLJABOVO

Petite ville près de Topolovgrad sur les pentes du nord de la montagne Sakar. Dans ses environs se trouvent 9 dolmens et deux autres monuments d'époque mégalithique (XII - VI siècle avant JC).

"Natchevi Tchairi" est le plus grand dolmen en Bulgarie. Il possède un long couloir couvert de grandes dalles de pierres et deux chambres perpendiculaires, dont une précédée d’un vestibule. Le dolmen est situé à environ 2 km à l'ouest de la ville. En l'absence de panneaux d'information, seul le petit parking pavé au long du côté sud de la route invite à s’arrêter. De là un chemin dallé conduit au dolmen (5 min). Autrefois c’était un lieu de sépulture, probablement un tombeau de la famille. Sur sa dalle, selon la vieille coutume sont disposés quelques cadeaux : des fruits, des bonbons…

   

HARMANLI

La ville est située sur le versant sud de la montagne Sakar, au bord de la Maritsa. Elle a préservé un long et solide pont de pierre, construit en 1585 par le pacha turc local. Le pont a survécu des siècles presque sans aucun dommage, mais la branche de la rivière est aujourd'hui asséchée. Sur la plaque de marbre on peut lire l’inscription : "Ce pont est comme le monde, le traversent et le roi et le pauvre homme."

 

DEBELT

Cette ville, au sud-ouest de Bourgas (24 km), possède sur son territoire les vestiges archéologiques d’un sanctuaire thrace. A l'époque romaine, au Ier s., stationnait ici la VIIIe légion romaine, et ses casernes se sont transformées avec le temps en ville, nommée Deultum. Au cours des siècles, elle est devenue un important centre économique et commercial de la région. Les archéologues ont dévoilé les rues de la ville se croisant à angle droit, bordées de grandes dalles de pierre, un fragment du portique à colonnes, les contours des murs des maisons avec des bases de colonnes, et, dans les entrepôts, des amphores utilisées pour conserver les aliments.

Le culte du dieu guérisseur Asclépios, pratiqué dans un temple qui lui était consacré, fut plus tard remplacé par celui de l'empereur Septime Sévère. De ses colonnes et dalles de marbre il reste peu, car un peu plus tard, une résidence romaine a été construite sur une partie de son emplacement. Les bains publics, centre de la vie sociale, occupaient une grande surface, et avaient de nombreuses chambres.

Au début du IXe s., après un long siège, le Khan Krum investit Deultum, qui se trouva ainsi à la frontière entre l'Empire byzantin et le pays des Bulgares, défendu par de puissants remparts, avec des tours, et un mur appelé "Erkesiya" d’une longueur de 160 km. Depuis lors, pendant plus de 200 ans, les Byzantins ont payé le tribut annuel aux Bulgares et envoyé des missionnaires afin de les christianniser ; jusqu’à l’arrivée des envahisseurs turcs, qui imposèrent leurs lois.  

Le musée local a été réouvert après une rénovation au printemps 2016. L'exposition moderne et transparente montre une collection d’objets de différentes époques, provenant des fouilles, du IVe s. av. JC à travers la période romaine et byzantine, jusqu’au XIVe s.

MONASTÈRE D’USTREMSKI 

Au pied de la chaîne de montagne Sakar, à 8 km au sud-est de Topolovo (dans la région de Haskovo), à la lisière de la forêt au bord de la rivière, se trouve le Monastère Ustremski. Les origines de sa fondation remontent au Moyen Age. Le mur avec une haute porte cache la cour irrégulière gazonnée avec de beaux parterres fleuris et un abri au milieu du jardin. Son côté le plus long occupe le bâtiment du cloître d'un étage et les autres les dépendances.
L'église actuelle Sainte-Trinité date de 1836, basse à trois nefs avec un narthex au toit simple, sans dôme ; son intérieur est peint des fresques.

AUTRES LIEUX :

MONASTÈRE D’ARAPOVSKI

Le monastère est situé à 8 km au nord-est d’Asenovgrad, près du village de Zlatovrah.  Construit au milieu du XIX s., il est le seul bâti pendant la domination ottoman. Le lieu a été choisi en raison de la proximité d’une source miraculeuse.
Le quadrilatère fermé des murs entoure un grande terrain, au milieu duquel se dresse l'église Sv.Nedelja, bâtiment bas à trois nefs, avec trois absides, portiques et transept, couvert de toits en pente surmontés d’une tour et d’un dôme. Les fresques qui recouvrent les murs d’intérieur dépeignent Cyrille et Méthode en tant que professeurs de la nation bulgare.
A son côté se trouve une tour massive de la résidence de Hajduk Angel Voyvoda, adaptée à la défense ; en brique en bas, au-dessus surplombée d’un étage en bois contenant 4 chambres d'habitation.
Aux parois du mur adhérent les nombreuses dépendances et habitations monastiques de 2 et  3 étages où les moines tenaient une école pour les enfants de la région. Derrière le mur nord une chapelle a été construite sur la source ; parmi ses fresques, une sur la façade représente la conversion du tsar Boris Michail I.

   

OVETCH (PROVADIA)

La forteresse d’Ovetch est située près de la ville de Provadija (50 km à l'ouest de Varna). Son emplacement est unique; sur un haut monticule rocheux, plat et large, aux pentes verticales de 25 m, entouré sur trois côtés par un large méandre de la rivière. L'endroit était naturellement inaccessible, facile à défendre, même la construction de murs n'a pas été nécessaire. Cet endroit a été utilisé par les Thraces, les Romains, les Byzantins, les Bulgares et leur tour par les Turcs Ottomans, qui ont pris Ovetch en 1388, et maintenu leur occupation jusqu'à la fin du XVIIe s.

La forteresse était accessible par trois entrées ; à l'est et à l'ouest par les étroits escaliers, très raides, creusés dans le roc menant à la tour et faciles à défendre, et la troisième entrée principale sur le côté nord, précédée d'un pont en bois reliant la forteresse à la colline voisine, facile à détruire en cas d'attaque d’ennemie. Elle était défendue par la haute tour massive sur un plan carré, hérissée de créneaux, un pont-levis menait à la porte. Derrière, dans la forteresse, un corridor taillé dans la roche, long de 15 m, assurait la protection contre une éventuelle attaque par projectiles. Par cette porte arrivaient les fournitures et tout ce qui était nécessaire à la vie des habitants.

l'entrée principale sur le côté nord, précédée d'un pont en bois de la colline voisine

un corridor taillé dans la roche assurait la protection contre l'attaque par projectiles

Au bord de l'escarpement de cette plate-forme au cours des XII – XIV s. ont été taillés dans la roche les fondations, et partiellement les murs des maisons. Leurs étages étaient en bois, leurs fenêtres donnaient sur l'est, les habitants avaient une vue agréable sur la colline rocheuse et la forêt dans la vallée. Les entrées donnaient sur le coté ouest de la rue principale, qui utilisait la roche comme pavé.
Sur la surface plate de la roche, on peut voir un système de longues rainures sculptées avec des cavités plus larges. elles pouvaient être utilisées pour recueillir l'eau de pluie et la conduire vers des contenants plus grands. Un puits profond de 79 m a également été creusé dans la roche.

La forteresse avait le rôle le plus important entre les XII – XIV s. C’était un centre du pouvoir administratif et militaire, avec 3 églises. La plus grande, « métropolitaine », mesurait 18 m x 14 m, avait 3 nefs, et comme fondement la roche solide. Elle a été construite avec des blocs de pierre alternant avec des couches de plates briques rouges. Du coté du chœur et de la façade, on remarque 10 tombes creusées dans la roche, leurs couvercles ne sont pas conservés. Certainement, ils ont servi pour enterrer le clergé local et l'aristocratie.

Actuellement, l'accès le plus commode à la forteresse commence du parking près du restaurant, et mène, par les allées sinueuses et confortables, à la tour avec un large escalier en spirale, ou l’autre du village de Monastir par le sentier et le vieil escalier sculpté dans la roche.

Du haut de la forteresse, on apprécie une vue splendide et unique sur la ville de Provadija, sur la vallée verte et boisée, sur les collines rocheuses à l'horizon qui entourent la plateforme.

Par la forteresse d’Ovetch passe le sentier touristique rouge qui relie les monastères rupestres et des restes de constructions thraces jusqu’au village de Monastir.
   

BJALA

C’est une station balnéaire, située à 60 km au sud de Varna. Récemment on y a découvert sur la péninsule Sv.Atanas, près du port, des vestiges d’une ancienne ville de vignerons dadant des IV - VII s. Tous ses habitants ont été engagés dans la culture de la vigne et la production de vin en grandes quantités. Ceci est démontré par les traces d’un entrepôt et de la puissante presse pour les raisins, et d'innombrables amphores volumineuses de 300 litres trouvées dans tous les foyers et fabriquées sur place.

La ville était entourée d'un mur défensif précédé d'un fossé. Il y avait une grande basilique pour le culte chrétien, la résidence de l'évêque, deux baptistères, les bains de la ville, plus de 30 bâtiments résidentiels, et surtout un grand nombre d’ateliers pour la fabrication du vin. Avec une telle production à grande échelle Bjala fournissait le vin aux nombreux consommateurs des régions éloignées, grâce à un petit port au pied de l'escarpement et le phare qui le domine.

La ville a été détruite par les invasions des Avares et des Slaves en 614.

la basilique

une baptistère

L’Exposition moderne protège les fouilles au long de l'avenue qui mène à la basilique à trois nefs du VI s., reconstruite partiellement. De grandes toiles peintes, étirées sur des étalages, montrent comment travaillaient les vignerons et comment ils se sont habillés pour les processions du dimanche autour de la basilique.
Notez les traces de pieds de chien imprimées sur les panneaux du plancher médiéval dans l'argile fraiche. Des quadrupèdes antiques ont ainsi, par acident, immortalisé leur séjour sur la terre.

   

KOPRIVCHTICA

Une charmante ville connue comme la «petite Plovdiv» en raison des bâtiments caractéristiques du début du XIXe s. dans le style bulgare du "réveil national". Elle est répartie au long de la rivière Topolnica, au sud de la montagne Stara Planina, à une altitude de 1100 m. C’était une ville vivant du commerce, habitée par de riches marchands, pleine du bruit de la vie urbaine. Pendant le règne de l'Empire turc, elle possédait même une certaine forme d'indépendance et les Turcs avaient l’interdiction de s’y s’installer. Son importance a décliné avec la chute du commerce en raison de la lutte de libération des Bulgares et des changements politiques. Koprivsztica reste « gelée » dans sa forme architecturale contemporaine de la fin du 19ème s.

Autour de la place principale (du 20 avril - 20 Aprila), où se trouve le monument-mausolée dédié aux morts pour la liberté, parsemée de maisons historiques, 4 d'entre eux sont à visiter, 2 autres sont dans le sud de la ville.

L’ancienne école sv.Ciryl et Méthode est devenue une galerie d'art.

La promenade dans les rues pavées entre les maisons aux façades de plâtre coloré avec des étages suspendus et sur la colline à la vieille église orthodoxe, ou à travers de nombreux ponts de pierre sur la rivière offre un plaisir inoubliable.

   

BUZOVGRAD

La petite ville, à 5 km au sud de Kazanlak se réjouit d’avoir à sa proximité le dolmen pittoresque d’une forme complexe construit par les Thraces au II s. av. JC, appelé "Vratata na boginata" ou "Basztin Kamak" ou simplement "mégalithe". C’était un sanctuaire considéré comme une porte menant à l'autre monde, surnaturel, où avaient lieu les cérémonies religieuses.

C’était probablement un observatoire astronomique qui a servi de calendrier et a également joué un rôle lors du phénomène de l'équinoxe. Il ressemble à une pile de cailloux géants empilés l’un sur l'autre, percé d’une grande « fenêtre » au milieu, avec une échelle graduée sculptée dans la pierre à côté. Il premettait la communication visuelle, par des signaux de fumée avec les tombes-sanctuaires de la région. Il peut être atteint par le chemin de l’éco-piste verte de la place de la ville, qui mène à travers la forêt vers la colline voisine en environ 1 heure de marche. La vue depuis le sommet, de 570 m de hauteur est splendide.

   

HISARIA

La ville était déjà connue dans les temps antiques pour ses sources thermales. Elle est située entre Plovdiv et Karlov sur le plateau de Sredna Gora. Elle a une histoire riche; quand les Romains ont conquis l'ancienne Thrace, ils l’ont appelée Augusta et elle a fini par devenir l'une des 3 grandes villes de la région. Entourée d’un quadrilatère des remparts, hauts de 11 m, avec une porte massive au sud, bien préservée de nos jours, qui étonne par son immensité. A l’intérieur étaient placés les bâtiments publics, des bains, l’amphithéâtre, des résidences, des casernes, les greniers et entrepôts, ainsi que deux basiliques protochrétiennes construites plus tard. Sous la domination turque, l’agglomération est devenue une petite ville appelée Hisaria, occupant seulement une partie de son ancien territoire ; les ruines romaines ont été utilisées comme matériaux de construction.

Actuellement, les puissants remparts romains, comme jadis, entourent la partie de l'ancienne Augusta, où les ruines de nombreux bâtiments se rencontrent partout. les plus grands décombres sont ceux des thermes, autour desquels le reste de terrain couvre un parc exotique semi-sauvage. Hors les murs, dans le tumulus se trouve la tombe d'une riche famille romaine du IV s. Son style de construction rappelle les anciennes tombes thraces. Dans la chambre funéraire sont préservées une mosaïque au sol et des peintures colorées dans des niches.

Le musée municipal expose des objets provenant des fouilles locales dont des fragments de la décoration de la salle de bain, de vieux bijoux en argent, surtout des colliers de femmes, des bracelets et boucles, des manteaux et de grosses boucles de ceinture.

Hisaria est une station thermale bien connue où jaillissent 22 sources chaudes. Leur température est de 37 ° - 52 ° C. Dans la ville il y a des fontaines publiques et des galeries couvertes pour les promeneurs.

   

 

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